"Je ne comprends pas, j'ai pourtant tourné la page"
Combien de fois avons-nous l'impression d'avoir dépassé un événement difficile — mentalement, du moins — et pourtant, une tension, une fatigue inexpliquée, une angoisse diffuse continue de se manifester ? C'est souvent le signe que quelque chose s'est logé ailleurs que dans notre réflexion consciente : dans le subconscient et même dans le corps lui-même.
Le stress ne disparaît pas toujours quand on "passe à autre chose"
Notre esprit conscient a cette capacité à minimiser, relativiser, ou simplement mettre de côté ce qui est trop difficile à traiter sur le moment. C'est une protection utile — mais elle ne veut pas dire que l'événement est réellement résolu pour autant. Le stress, l'émotion, la tension vécue peuvent continuer d'exister, stockés à un autre niveau : celui du corps.
La mémoire du corps, à différents niveaux
Cette mémoire ne se limite pas à un seul endroit ou à un seul mécanisme. Elle peut s'exprimer :
- au niveau physique — une tension musculaire récurrente, une posture, une zone du corps qui "réagit" dans certaines situations
- au niveau émotionnel — une réaction disproportionnée à un événement présent, qui semble en réalité faire écho à quelque chose de plus ancien
- au niveau cellulaire — une empreinte plus profonde, parfois difficile à rattacher consciemment à un souvenir précis
La toute première empreinte : le stress in utero et à la naissance
Parmi les stress les plus précoces que le corps peut enregistrer, il y a celui vécu avant même la naissance, ou au moment de celle-ci. Ce premier stress, bien qu'invisible et non "mémorisable" consciemment, peut rester présent dans le corps comme une empreinte fondatrice — et jouer un rôle prédisposant pour certaines tensions ou blocages qui se manifestent bien plus tard dans la vie. (C'est précisément ce que travaille la méthode "choix de naître" chez les tout-petits et les bébés.)
Comment cette mémoire peut façonner nos croyances
Avec le temps, ces stress stockés ne restent pas toujours "neutres" : ils peuvent peu à peu se transformer en croyances - des convictions profondes sur soi-même, sur les autres, ou sur le monde, qui continuent d'influencer nos comportements et nos choix sans qu'on en identifie toujours l'origine. "Je ne suis pas capable", "je dois tout contrôler", "je ne peux faire confiance à personne"... Ces croyances trouvent parfois leur source bien plus loin qu'on ne le pense.
Le rôle de la kinésiologie
C'est précisément là que la kinésiologie prend tout son sens : plutôt que de rester au niveau du mental conscient — qui n'a souvent plus accès à ces informations — elle va directement interroger le corps, là où cette mémoire est logée, pour permettre de l'identifier, de la comprendre, et de la libérer.
Concrètement, c'est le corps qui choisit le chemin de libération parmi les techniques du praticien. Chaque corps a ses propres portes, et ses propres clefs pour les ouvrir. Le but est de trouver le chemin qui vous est propre, que ce soit par la kinésiologie ou par d'autres pratiques complémentaires. Personnellement, je n'hésite pas à référer vers l'extérieur, vers des praticiens de confiance — notamment via le réseau Mia Sano dont je fais partie, un réseau belge de praticiens en santé intégrative, testés et approuvés.
Pour ma part, c'est par la kinésiologie que j'ai trouvé l'essentiel de mes propres clefs — et c'est cette voie que je vous propose d'explorer avec vous. Vous vous demandez comment un simple test musculaire peut révéler tout cela ? C'est l'objet de notre prochain article.
Aude Wagemans, Kinésiologue et praticienne en autokinésiologie